L'eau du robinet suisse est potable et sérieusement contrôlée — c'est une chance. Mais « potable » ne veut pas dire « parfaitement pure ». Cette page vous explique, simplement et sans dramatiser, ce que l'eau fait pour votre corps, ce qu'elle peut contenir même en Suisse, et ce qu'une bonne filtration change au quotidien.
Vous pouvez rester plusieurs semaines sans manger, mais seulement quelques jours sans boire. Environ 60 % de votre corps est constitué d'eau — et cette eau n'est pas un simple remplissage : elle travaille en permanence.
Vous perdez chaque jour 2 à 2,5 litres d'eau par la respiration, la transpiration et l'urine. Cette eau doit être remplacée — et sa qualité compte autant que sa quantité, puisqu'elle irrigue littéralement tout votre organisme (Popkin et al., Nutrition Reviews, 2010).
Soyons clairs : l'eau suisse est de bonne qualité, analysée sur de nombreux paramètres, et vous pouvez la boire. Mais « potable » est une norme, pas une promesse de pureté : elle autorise la présence de nombreuses substances tant qu'elles restent sous un seuil. Voici les familles de traces que les analyses retrouvent le plus souvent — et pourquoi elles méritent votre attention.
Le chlore désinfecte le réseau — c'est utile. Mais il altère le goût et forme, au contact des matières organiques, des trihalométhanes. Des méta-analyses européennes associent une exposition élevée et prolongée aux THM à un risque accru de cancer de la vessie (Costet 2011 ; Xie 2025).
Sans danger à boire, mais rude pour la peau, les cheveux et les appareils. Chez les nourrissons, une eau très dure est associée à un risque accru d'eczéma ; le calcaire favorise les dépôts de savon irritants sur la peau (Perkin 2016 ; Danby 2018).
Issus des engrais agricoles, ils s'infiltrent dans les nappes. Une étude sur 2,7 millions d'adultes a observé un risque de cancer colorectal accru dès ≈ 4 mg/l — bien sous la limite légale de 40 mg/l en Suisse (Schullehner 2018).
Le cas d'école : le chlorothalonil, fongicide interdit depuis 2020, dont les résidus persistent dans les nappes. En Valais, des dépassements ont été mesurés notamment à Fully, Monthey, Sierre, Sion et Vétroz (RTS / canton du Valais, 2020).
Les stations d'épuration n'éliminent pas tout : des traces de substances pharmaceutiques et de perturbateurs endocriniens atteignent les eaux suisses. La Confédération modernise une centaine de STEP pour cette raison (OFEV, rapport micropolluants).
Extrêmement persistants, ils s'accumulent dans l'organisme. Campagne nationale 2023 : aucun dépassement des limites suisses sur 564 échantillons, mais 5 échantillons au-dessus de la future limite européenne, plus stricte (ACCS 2023 ; OSAV).
Présents jusque dans l'eau potable — et davantage encore dans l'eau en bouteille. L'OMS juge le risque actuel faible en l'état des connaissances, tout en appelant à mieux filtrer les particules et à poursuivre la recherche (OMS 2019).
Rare en Suisse, mais possible dans les immeubles anciens (conduites, soudures, raccords). L'OMS rappelle qu'aucun seuil sanguin sans danger n'est connu et que les enfants absorbent 4 à 5 fois plus de plomb qu'un adulte (OMS 2026).
Chaque affirmation ci-dessus s'appuie sur une étude ou une source officielle réelle (Eawag, OFEV, OSAV, OMS, revues à comité de lecture). Retrouvez les 22 références commentées sur notre page Science & études.
En 2019, des chercheurs de l'institut fédéral Eawag ont retrouvé un métabolite du chlorothalonil (R471811) dans la totalité des échantillons d'eaux souterraines analysés, à des concentrations atteignant 2700 ng/l — et au-dessus de la limite légale de 100 ng/l dans 52 % des cas (Kiefer et al., Water Research, 2019). Le fongicide a été interdit fin 2019, mais l'OFEV prévient : les nappes se renouvellent lentement, la contamination persistera encore des années.
En Valais, sur 25 puits d'eau potable testés en 2020, 13 présentaient des traces et 5 dépassaient la limite, notamment à Fully, Monthey, Sierre, Sion et Vétroz. Le canton reste globalement moins touché que le Plateau — mais l'épisode illustre bien la réalité : une eau déclarée potable aujourd'hui peut contenir des résidus qu'on ne découvre, ou qu'on ne réglemente, que demain.
Détail important : l'Eawag a aussi montré que ces métabolites résistent à l'ozonation et saturent vite le charbon actif — alors que l'osmose inverse fait partie des technologies les plus efficaces pour les retenir (Kiefer et al., 2020).
Consulter les études sourcesFiltrer son eau, ce n'est pas se protéger d'un danger imminent — c'est choisir, chaque jour, une eau meilleure. Voici ce que nos clients remarquent en premier.
Sans chlore ni arrière-goût, l'eau redevient agréable à boire — et vos thés, cafés et cuissons y gagnent immédiatement. On boit naturellement plus quand l'eau est bonne.
Peau moins tiraillée, cheveux plus souples, bouilloires et machines protégées. Sous la douche aussi : une douche de 10 minutes à l'eau chlorée expose au chloroforme par inhalation et par la peau (Jo et al., 1990).
Micropolluants, résidus de pesticides, PFAS : une membrane d'osmose inverse en retient généralement plus de 90 % (revue 2023). Vous n'y pensez plus — c'est exactement le but.
Fini les packs à porter et les bouteilles à recycler : environ un million de bouteilles en plastique sont achetées chaque minute dans le monde. L'eau filtrée au robinet coûte quelques centimes le litre.
Chaque foyer a des besoins différents. Voici les cinq approches, en une phrase chacune — et notre équipe à Sion vous aide volontiers à choisir.
Quiz, memory des contaminants, vrai ou faux… Nous avons créé des petits jeux pour explorer la qualité de l'eau en famille — parfaits pour expliquer aux enfants (et vérifier ce que les adultes croient savoir).
Découvrir les jeux de l'eauDécouvrez nos purificateurs, filtres de douche et solutions anti-tartre — ou posez simplement votre question : le conseil est offert, en français, depuis Sion.
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