Nous ne vendons pas de la peur : nous vous donnons les sources. Voici 22 études scientifiques et rapports officiels — chacun avec son lien vérifiable — sur la qualité de l'eau, ses contaminants et son rôle pour la santé.
En Suisse, l'eau du robinet est de très bonne qualité et strictement contrôlée. Cela n'exclut pas la présence de chlore, de calcaire, de traces de pesticides comme le chlorothalonil (retrouvé dans plusieurs communes valaisannes), de nitrates ou de micropolluants. Notre approche : documenter honnêtement, sans alarmisme.
Des chercheurs de l'institut fédéral Eawag ont analysé des dizaines d'échantillons d'eaux souterraines suisses. Ils ont découvert un métabolite du chlorothalonil (R471811) présent dans la totalité des échantillons, à des concentrations allant jusqu'à 2700 ng/l. Dans 52 % des échantillons, ce résidu dépassait la limite légale de 100 ng/l applicable à l'eau potable. Cette étude a déclenché la prise de conscience nationale sur la contamination des nappes par les résidus de pesticides.
Lire la source ↗Cette étude de l'Eawag montre que les résidus de chlorothalonil sont très répandus dans les ressources en eau potable suisses et particulièrement difficiles à éliminer. Les métabolites de type acide sulfonique résistent à l'ozonation et aux radicaux hydroxyles. Le charbon actif ne retient le métabolite très polaire R471811 que sur une durée limitée. Ces travaux soulignent l'intérêt de technologies de filtration performantes comme l'osmose inverse pour les eaux touchées.
Lire la source ↗L'OFEV confirme que plus de la moitié des cantons suisses enregistrent des concentrations de métabolites du chlorothalonil supérieures à la limite de 0,1 microgramme par litre. Le métabolite R471811 dépasse cette valeur dans plus de la moitié des stations du Plateau, la région agricole la plus touchée. Bien que le produit soit interdit depuis 2020, la contamination persistera de nombreuses années en raison du renouvellement très lent des nappes phréatiques.
Lire la source ↗L'OSAV a retiré avec effet immédiat l'autorisation des produits contenant du chlorothalonil en décembre 2019, sur la base d'une évaluation de l'EFSA de 2018. Tous les produits de dégradation (métabolites) de cette substance ont été classés comme pertinents pour l'eau potable et sont donc soumis à une valeur maximale de 0,1 microgramme par litre. Le Tribunal administratif fédéral a confirmé cette interdiction en 2024 et 2026.
Lire la source ↗Sur 25 puits d'eau potable testés en Valais, 13 présentaient des traces de chlorothalonil et 5 dépassaient la limite légale. Les communes de Fully, Monthey, Sierre, Sion et Vétroz étaient concernées par des dépassements de la valeur maximale de 0,1 microgramme par litre. Le canton précise que le Valais est globalement moins touché que d'autres régions du pays, mais que la surveillance se poursuit en continu.
Lire la source ↗Cinq laboratoires cantonaux ont analysé 564 échantillons d'eau potable prélevés dans toute la Suisse et au Liechtenstein, couvrant environ 70 % de la population. Aucun résidu de PFAS n'a été détecté dans 54 % des échantillons, et aucun ne dépassait la teneur maximale actuellement autorisée en Suisse. En revanche, cinq échantillons dépassaient la valeur limite européenne plus stricte que la Suisse prévoit d'adopter, ce qui montre l'intérêt d'une vigilance accrue face à ces polluants persistants.
Lire la source ↗L'OSAV présente les PFAS comme des « polluants éternels » extrêmement persistants, utilisés dans de nombreux produits industriels et de consommation. Certains PFAS s'accumulent dans l'organisme et sont soupçonnés d'effets sur le foie, le système immunitaire, le cholestérol et le développement. L'office évalue actuellement les nouvelles valeurs limites européennes que la Suisse prévoit d'intégrer dans sa législation sur l'eau potable.
Lire la source ↗Cette analyse groupée de plusieurs études cas-témoins européennes a examiné le lien entre l'exposition aux sous-produits de la chloration de l'eau (les trihalométhanes, THM) et le cancer de la vessie. Les résultats confirment une association entre une exposition élevée et prolongée aux THM et un risque accru de cancer de la vessie chez l'homme. Ces sous-produits se forment lorsque le chlore réagit avec la matière organique naturellement présente dans l'eau.
Lire la source ↗Cette méta-analyse récente a regroupé 16 études épidémiologiques totalisant plusieurs milliers de cas de cancer de la vessie. Elle confirme, sur la base des données les plus actuelles, que l'exposition de long terme aux trihalométhanes de l'eau chlorée est associée à un risque accru de cancer de la vessie. Le risque augmente avec la durée et le niveau d'exposition, ce qui plaide pour une réduction de ces sous-produits de chloration à la source ou au robinet.
Lire la source ↗Cette vaste étude danoise a suivi 2,7 millions d'adultes en croisant leur exposition aux nitrates de l'eau potable avec les registres du cancer. Elle a mis en évidence un risque significativement accru de cancer colorectal chez les personnes les plus exposées. Fait marquant, l'augmentation du risque apparaît déjà à partir d'environ 4 mg de nitrate par litre, soit bien en dessous de la limite légale de 50 mg/l, souvent dépassée dans les zones d'agriculture intensive.
Lire la source ↗L'OMS rappelle que le plomb est une substance toxique cumulative pour laquelle aucun seuil sanguin sans danger n'a été identifié. L'eau potable peut être contaminée par les canalisations, soudures et raccords anciens contenant du plomb. Les enfants sont particulièrement vulnérables : ils absorbent 4 à 5 fois plus de plomb qu'un adulte, et même de faibles concentrations sanguines peuvent réduire les capacités intellectuelles et perturber le développement cérébral.
Lire la source ↗Premier rapport de l'OMS consacré aux microplastiques dans l'eau potable du robinet et en bouteille. Sur la base des données disponibles, l'OMS estime que les niveaux actuels présentent un faible risque pour la santé, tout en soulignant que les connaissances restent limitées et que davantage de recherches sont nécessaires. Le rapport recommande d'optimiser le traitement de l'eau pour l'élimination des particules, ce qui améliore aussi la rétention des microplastiques.
Lire la source ↗Ce rapport de l'OFEV documente la présence de micropolluants organiques dans les eaux suisses : résidus de médicaments, hormones, produits de soin, pesticides et autres substances chimiques présentes en très faibles concentrations. Il montre que ces substances, rejetées notamment par les stations d'épuration et l'agriculture, atteignent les ressources en eau. Même à l'état de traces, certains perturbateurs endocriniens influencent la reproduction des organismes aquatiques, ce qui a conduit la Suisse à moderniser une centaine de stations d'épuration.
Lire la source ↗Cette revue de référence synthétise le rôle vital de l'eau dans le corps humain. L'eau assure le transport des nutriments et de l'oxygène vers les cellules, l'élimination des déchets, la régulation de la température corporelle et le bon fonctionnement des reins. Les auteurs détaillent les mécanismes de l'équilibre hydrique et montrent qu'un apport hydrique adéquat est essentiel à la santé, à la performance physique et aux fonctions cognitives.
Lire la source ↗Cette étude contrôlée menée sur 26 hommes montre qu'une déshydratation légère, même sans coup de chaleur, suffit à altérer les fonctions cognitives. Les participants légèrement déshydratés présentaient une baisse de la vigilance et de la mémoire de travail, ainsi qu'une augmentation de l'anxiété et de la fatigue. Ces résultats illustrent l'importance de boire régulièrement une eau de qualité tout au long de la journée pour rester concentré et de bonne humeur.
Lire la source ↗Cette revue critique évalue l'efficacité des membranes de nanofiltration et d'osmose inverse pour éliminer les PFAS de l'eau. Elle conclut que, dans des conditions réalistes de pH et de concentration, ces membranes retiennent généralement plus de 90 % d'un large éventail de PFAS, y compris les molécules à chaîne courte, plus difficiles à capter. L'osmose inverse s'impose ainsi comme l'une des technologies domestiques les plus performantes contre ces polluants persistants.
Lire la source ↗Cette revue systématique a analysé 61 études sur l'élimination des nitrates par osmose inverse. Le taux moyen de rétention des nitrates atteint environ 85 %, faisant passer les concentrations moyennes d'entrée de 145,7 mg/l à seulement 20,8 mg/l en sortie. Les auteurs identifient le type de membrane et les conditions de fonctionnement optimales, confirmant l'efficacité de l'osmose inverse pour réduire fortement les nitrates de l'eau potable.
Lire la source ↗Cette étude pionnière a mesuré l'exposition au chloroforme, un sous-produit de la chloration, lors d'une douche à l'eau du robinet chlorée. Elle démontre qu'une douche expose le corps au chloroforme à la fois par inhalation des vapeurs et par absorption à travers la peau. La dose absorbée pendant une seule douche de 10 minutes est comparable à celle ingérée en buvant de l'eau toute une journée, ce qui souligne l'intérêt d'un filtre de douche.
Lire la source ↗Cette étude sur volontaires a quantifié la quantité de chloroforme et d'autres sous-produits de chloration inhalés pendant la douche. Environ 56 % du chloroforme présent dans l'eau se libère dans l'air de la cabine de douche, et près de 70 % du chloroforme inhalé est absorbé par les poumons. Les auteurs concluent qu'une douche de 10 à 15 minutes contribue de manière significative à l'exposition totale au chloroforme de l'eau chlorée.
Lire la source ↗Cette étude a suivi 1303 nourrissons de trois mois en croisant la survenue d'eczéma avec la dureté et la teneur en chlore de l'eau du domicile. Les bébés vivant dans des zones d'eau dure présentaient un risque significativement accru d'eczéma visible, indépendamment du taux de chlore. Ces résultats suggèrent qu'une eau très calcaire peut fragiliser la barrière cutanée des jeunes enfants et favoriser la dermatite atopique.
Lire la source ↗Cette étude explique par quel mécanisme l'eau dure agresse la peau. Le calcaire favorise le dépôt de résidus de savon (surfactants) sur la peau après le lavage, ce qui augmente la perte d'eau transépidermique et provoque des irritations, surtout chez les personnes prédisposées à l'eczéma. L'adoucissement de l'eau par échange d'ions atténue ces effets néfastes, confirmant le rôle du calcaire comme facteur aggravant des problèmes cutanés.
Lire la source ↗Cette étude a comparé des cheveux trempés dans de l'eau dure (riche en carbonate de calcium et sulfate de magnésium) à des cheveux trempés dans de l'eau distillée. Les auteurs se sont intéressés à la résistance et à l'élasticité des cheveux exposés au calcaire. Les travaux de cette équipe, complétés par des observations au microscope électronique, contribuent à comprendre pourquoi une eau très dure peut rendre les cheveux plus ternes et cassants.
Lire la source ↗Découvrez les solutions concrètes : osmose inverse, filtres de douche, anti-tartre.
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